La méthode HBAT

Décider ce que l'IA doit prendre en charge sans perdre ce qui fait votre valeur

Une transformation IA ne se juge pas au nombre d'outils déployés. Elle se juge à ce que l'organisation a gagné, et à ce qu'elle sait encore faire lorsque l'outil n'est plus là.

Le problème commence par l'ordre des décisions : on choisit une technologie, puis on cherche où l'employer, et on s'occupe des équipes s'il reste du temps. HBAT inverse cet ordre.

Cadrer avant de décider.
Décider avant d'outiller.

La démarche repose sur deux instruments. HBAT cadre la transformation sur un processus, avec ceux qui décident. EAASE intervient ensuite dans le processus, avec ceux qui l'exécutent, pour trancher ce que l'IA doit ou non prendre en charge.

La préposition fait la différence : on cadre par-dessus, on décide à l'intérieur.

HBAT est le cadre de départ d'une démarche qui se poursuit ensuite avec EAASE.

  • Séquence habituelle : Technologie → usages → équipes
  • HBAT : Humain → Business → Apprentissage → Technologie

Quatre questions, dans cet ordre

HBAT se pose sur un processus choisi, avec les personnes qui ont mandat pour trancher. Chaque étape conditionne la suivante.

Humain

Qui fait ce travail, qu'est-ce qui doit rester entre leurs mains, et quelles limites refusons-nous de franchir ?

Business

Quel résultat cherchons-nous vraiment, pour qui, et à quoi verrons-nous que c'est mieux ?

Apprentissage

Que faut-il savoir faire pour piloter et vérifier ce que l'IA produira ?

Technologie

À quelles conditions un outil est-il acceptable chez nous ? T ne désigne aucun outil.

HBAT ne recommande pas de solution : elle définit les conditions auxquelles une solution pourra servir votre organisation. Le choix vient plus tard, quand on sait quelles tâches elle devra servir.

Puis décider, une tâche à la fois

Tout ne doit pas être automatisé. Certaines tâches peuvent disparaître, d'autres doivent rester humaines par choix, d'autres encore gagnent à être assistées ou confiées davantage à la machine.

EAASE (éliminer, automatiser, augmenter, sanctuariser, élever) permet de prendre ces décisions de façon structurée, en tenant compte de la capacité à vérifier le résultat, de la responsabilité engagée et des compétences que l'organisation doit conserver.

Le but n'est pas d'automatiser le maximum. Il est de choisir correctement.

Une tâche mal classée coûte cher dans les deux sens : automatiser ce qu'il fallait préserver abîme ce qui vous distingue, préserver ce qu'il fallait automatiser épuise vos équipes sur du travail sans enjeu.

Ce que la méthode cherche à éviter

  • Automatiser une tâche que personne ne sait ensuite vérifier.
  • Gagner du temps sans avoir décidé ce qu'on en ferait.
  • Perdre une compétence devenue invisible parce que l'outil fonctionne.
  • Choisir une technologie avant d'avoir défini le besoin.
  • Transformer un problème d'organisation en problème d'outil.

Si personne n'est formé, les usages se feront quand même : hors cadre, sans vérification et sans trace.

La méthode s'applique à un poste, à un service ou à un flux de travail transverse. Plus le périmètre traverse l'organisation, plus la question du mandat et des responsabilités devient déterminante.

Travailler avec la méthode

  • Poser votre direction IA

    Deux demi-journées pour construire votre première stratégie IA, sa gouvernance et votre plan à 90 jours.

    Construire sa stratégie IA →

  • Transformer un travail réel

    Pour analyser un processus, décider ce qui doit rester humain et identifier où l'IA crée réellement de la valeur.

    Échanger sur votre situation →

  • Faire monter vos équipes en compétence

    Pour que vos collaborateurs comprennent les usages, les limites et les responsabilités liées à l'IA.

    Acculturer mon équipe →

Le temps que la machine vous rend ne compte que s'il retourne dans ce que vous faites de mieux.

Un échange de 30 minutes pour regarder un flux de travail réel et voir ce que l'IA est en train d'y changer.